Origine du pélé contemporain...
Avant de parler des mères, il faut d'abord parler des pères.
Le pèlerinage des pères de famille c’est, en 1976 :
-
l’histoire d’un père de famille dont l’épouse vit une grossesse difficile. Ils ont entendu parler de Cotignac et y font une excursion à la fin de l’hiver. Sur la route du retour, le jeune père fait à sa femme la promesse de retourner à pied d’Aix-en-Provence à Cotignac… si tout se passe bien ! Est-ce qu’il pense à un ‘pèlerinage’ ? Même pas !
-
Or, la naissance d’Emmanuelle se déroule merveilleusement en juin. Les parents sont comblés. Le jeune père pense à respecter sa promesse.
-
l’histoire d’une amitié : un de ses amis, plus jeune, pas marié, propose de l’accompagner. Ils partent d’Aix, vers l’est, sans bien savoir par où ils vont passer. Nous sommes en juillet 1976 ; une grande période de canicule dans toutes les mémoires.
Que se passe-t-il au cours de ce pèlerinage ? Ils marchent et ils discutent. Au bout d’un moment, l’ami sort son chapelet : « tu as toujours ton chapelet avec toi ? ». Et ils se mettent à prier. Tout simple : le plus jeune commente les mystères et ils égrènent le chapelet ensemble. Et puis le père de famille accepte de commenter à son tour. Il commence alors le bel apprentissage de la méditation et de la contemplation. Peut-être que ce qu’il dit n’est pas très orthodoxe mais il le dit avec son cœur, avec ses tripes et, il n’en a pas encore conscience, avec l’aide attentive de l’Esprit Saint.

Le deuxième jour, en fin d’après-midi, Ils passent tout près de Saint-Joseph sans soupçonner la présence du monastère, alors en cours de restauration. Ils n’ont qu’une carte Michelin ! Puis ils arrivent à Notre Dame de Grâces. L’épouse de celui qui est marié les attend depuis de longues heures, avec dans un couffin, Emmanuelle qui a six semaines. C’est le premier ‘bébé Cotignac’ version contemporaine.
L’histoire aurait pu finir là. Et bien non ! L’année suivante, le père de famille retourne à Cotignac avec cette fois un autre ami.
Et l’année suivante, ils sont à présent un petit groupe de cinq ou six, mariés ou en projet de mariage.
Quelques dix ans après, les mères commencent à trouver injuste que les papas puissent prendre cette pause annuelle. Alors elles décident de se lancer. Et comme pour les pères, les pèlerines sont toujours de plus en plus nombreuses. Près de 1500 mamans marchent chaque année vers St Joseph et la Sainte Vierge pour déposer, en totale confiance, leurs nombreuses intentions.